+ 65% pour le site web en 2010

Le site de la FNPSA, c’est en 2010, plus 65 % de téléchargements et 470.000 pages vues ! Une augmentation exponentielle … La médiathèque a franchi le seuil des 200 sujets : Coquille Saint-Jacques sur un banc de maërl, archipel des Glénan. Certains visiteurs pourront s’interroger sur la présence sur le site d’une fédération de pêcheurs sous-marins de sujets exprimant leur souci de préservation des équilibres. D’autres acteurs classeront encore les chasseurs sous-marins dans le camp des prédateurs irrespectueux des milieux naturels.

Dans la réalité, la pêche sous-marine pratiquée de manière sérieuse et responsable par l’immense majorité d’entre eux est sans doute le mode de prélèvement le plus écologique qui soit :
– les captures s’effectuent en apnée, pendant une durée très limitée,
– les prises sont sélectionnés dans des conditions élitistes et ne concernent que des poissons, crustacés et coquillages adultes,
– les prélèvements minimes sinon infimes s’effectuent sans captures ou destructions incidentes, rejets, ni dégradations des habitats,
– le pêcheur sous-marin ne laisse aucun engin, déchet ou matériel au fond (voir le sujet « ALDFG » en rubrique « espèces protégées » de la médiathèque).

Contrairement à la pratique en palanquée de la plongée en scaphandre dit « autonome » dont les contraintes techniques imposent des incursions limitées à quelques dizaines de minutes, le chasseur sous-marin, l’apnéiste et le randonneur palmé pratiquent couramment pendant plusieurs heures en mer. Enfin, à l’inverse de la plongée en scaphandre, la plongée libre est silencieuse. Libérée des artifices techniques, elle constitue un mode naturel d’évolution en symbiose avec le milieu et les êtres marins. Par cette gestion de l’effort et cette quête d’absolu, en nageant et retenant leur souffle, les chasseurs sous-marins, les apnéistes et les randonneurs palmés, partagent une même approche de cet univers.

Hôtes de passage privilégiés entre tous les hommes, ils assistent libres au spectacle infini de notre mer libre et de ses habitants. Ils sont les premiers « gardiens de la côte », les premiers témoins des atteintes portées à l’environnement et à la biodiversité. En seulement quelques dizaines d’années, ces destructions apparaissent considérables. C’est ce « choc » que nous avons voulu transmettre aux visiteurs.

Le « maërl », algue calcaire que l’on peut découvrir en Bretagne, sujet de réflexion décliné par la rubrique « espèces protégées » de la médiathèque, illustre, parmi d’autres, cette approche.

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