Le 6 février dernier, notre ami Grégoire Guigues est décédé dans des conditions tragiques.  

Christian Cerboni, son ami et équipier à de nombreuses reprises, a écrit ces mots pour lui rendre hommage. Une 

A Greg,

Même si cela est extrêmement difficile et douloureux, on ne peut pas laisser Greg partir comme ça, sans lui dire tout le bien qu’on pense de lui, sans lui dire le vide qu’il va laisser dans nos cœurs et dans nos albums photos, dans nos traceurs GPS…

On avait encore tant à partager de ces moments magiques que seules les passions et l’amitié peuvent faire connaître.

On avait tant de rencontres, de voyages, de soirées de fête, de fous rire à vivre ensemble. Tout ne faisait que commencer, il y avait encore tant de chapitres à écrire dans le livre de nos souvenirs. Mais cette histoire on va la continuer, on ne va pas laisser un coup tordu du destin éteindre nos rêves.

Greg, tu seras là, dans nos têtes, à chaque fois que l’on s’approchera de la mer, tu seras de nos apnées, de nos tirs ratés, de nos pannes de moteur, de nos émerveillements. Tu seras de nos discussions et de nos découvertes. Tu seras aussi de nos confidences, de nos secrets, de nos espoirs.

Personne n’oubliera la valeur réelle de tes performances régulières et de haut niveau, toi qui n’habitais pas près de la mer et qui compensait son manque de mer par ses compétences stratégiques et informatiques et qui nous faisait rêver sur son écran de portable.

Maintenant que la vie nous a fait nous rencontrer, elle ne pourra pas nous faire t’oublier.

Dans ces circonstances, on trouve souvent toutes les qualités à un copain qui nous quitte. Alors, comme Greg n’aurait sans doute pas aimé trop de pathos excessif, nous sommes partis à l’envers en lui cherchant des défauts. A cette heure ci et aussi sincèrement que possible, nous n’avons rien trouvé à écrire. Nous ne pouvons qu’évoquer ce que ces copains appréciaient chez lui :

Greg n’était ni jaloux, ni envieux, ni calculateur, ni menteur, ni tricheur, ni égoïste, ni prétentieux. Il était le contraire de tout cela. Et quant on est le contraire de tout cela, on devient un exemple d’humanité, un exemple à suivre. Un ami dont on est fier. Une rencontre que l’on voudrait voir durer toujours.

Greg qui chantait mal et qui jouait mal de la guitare (sans moquerie cet hommage ne lui aurait pas plu), Greg, grâce à ce bel héritage familial, adorait Brassens. Alors aujourd’hui, c’est nous qui chantons pour lui :

«Oui, mais jamais, au grand jamais

Son trou dans l’eau n’se refermait

Cent ans après, coquin de sort

Il manquait encore ».

 

FNPSA PROVENCE